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Toujours à propos de Verdi
Eloignée de Sabaudia au mois de septembre à
l’occasion du mariage aux USA de mon neveu Pierre-Edouard dont je
suis la marraine, j’ai donc à mon grand regret manqué
les deux derniers Requiem de Verdi de la saison. Mais pour mon plus grand
bonheur, la musique, Verdi et l’Italie aura jalonné ce voyage
en Amérique.
Quelle joie fut la nôtre, après ce long vol
de découvrir l’Amérique pour la première fois
!!! Nous commençâmes par la visite de Washington à
l’architecture digne de Palladio, le Capitol et ses outardes, la
Maison Blanche et son potager, ses Musées et sa couleur locale
fort « sudiste » et le cimetière d’Arlington,
ancienne propriété du Général Lee, d’où
l’on croit voir « Rome » !! Des noms prestigieux parsèment
les pelouses mais que d’émotion lorsque surgit la stèle
du Président Kennedy et des siens.
Nous fîmes ensuite route à travers les Appalaches
vers Bedford où a lieu le mariage. Quel bonheur de retrouver notre
famille au bout du monde et de vivre l’accueil si chaleureux de
la famille de Maurizia dont la maman se prénomme Gilda. L’Italie
nous poursuit… Fort sympathique, le mariage est célébré
dans une petite clairière décorée pour l’occasion,
au son d’un quatuor qui joue les quatre saisons de Vivaldi et après
la Première Lettre aux Corinthiens, je récite avec émotion
le poème choisi par les mariés « Aimons toujours,
aimons encore » de Victor Hugo. Quel bonheur de faire entendre notre
si belle langue si loin de la France.
Après des adieux chaleureux, nous nous envolâmes
vers l’ouest et Salt Lake City, point de départ du tour des
Grands Parcs Nationaux tous plus beaux et grandioses les uns que les autres.
Au retour, nous nous aventurons dans cette belle ville de Salt Lake City
pour découvrir au-delà du Grand Temple Mormon la Cathédrale
catholique Sainte Marie-Madeleine. L’office du soir est en cours
et une paroissienne nous accueille avec un « Venez tout à
l’heure écouter le Requiem de Fauré par les Chœurs
de la Cathédrale ». Belle coïncidence, nous étions
le 3 octobre et Sabaudia venait de chanter son Requiem de Verdi à
la Ravoire. Ce fût un concert de toute beauté avec des jeunes
voix magnifiques accompagnées délicatement par l’orchestre.
A la sortie, le curé de la Cathédrale saluait le public
et comprenant que nous étions français, leva les bras au
ciel dans un grand éclat de rire en nous disant merci d’avoir
été parmi eux pour ce sublime Requiem. A noter que c’est
en l’église de la Madeleine à Paris qu’en 1888
Gabriel Fauré donna pour la première fois son Requiem !
Puis ce fût New York… quelle ville ! et c’est
comme cela que, grâce à la gentillesse de notre fille Frédérique
et à internet, nous retrouvons Verdi et Victor Hugo le soir du
5 octobre au Metropolitan Opera dans une représentation de Rigoletto.
Par sa pièce « le Roi s’amuse », Victor Hugo
a inspiré le livret de Rigoletto et Verdi l’a sublimé
par sa musique. Quelle belle soirée dans cette magnifique salle
dorée à la feuille où les lustres remontent au ciel
pour laisser un total champ de vision aux spectateurs.
Michèle Mesnage, Soprano
Moi aussi, j’ai eu le plaisir en juin 1992 d’assister au
Panstwowa Opera Baltycka à Gdansk (Pologne) à une représentation
de Rigoletto mis en scène par un américain qui avait imaginé
l’action dans les années 1920 pendant la Prohibition aux
USA ; merveilleuse Gilda en costume Charleston. Onze ans après,
je me souviens de ce spectacle magnifique et original.
Au programme du Panstwowa Opera Baltycka en 2011 : La Traviata de Verdi.
Monique-Elisabeth Alaria, Soprano
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